850.000 Belges infectés par le coronavirus et 33.000 morts : ce médecin liégeois expose le pire scénario

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Source : twitter/Philippe-Devos : un médecin belge
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Source : Association Belge des Syndicats Médicaux

Philippe Devos célèbre à Liège dans le domaine médical, ancien conseiller communal MR en Cité ardente ; occupe le poste du président du Syndicat belge des Médecins ABSYM, mais également médecin intensiviste et président du conseil médical au CHC Liège.

Le médecin liégeois Philippe Devos se base uniquement sur des chiffres officiels pour développer son raisonnement : SPF santé publique (ministère), OMS (Organisation Mondiale de la santé) et CDC (Organisme national américain des maladies infectieuses). Voici les différentes questions que le président du syndicat belge des médecins (Absym) pose et ses éléments de réponse.

2. Comment les autorités devraient réagir ?

Nous sommes en « phase 2 » en Belgique depuis ce 1er mars 2020.

Ce qui signifie qu’il faut prendre des précautions sévères afin de minimiser la propagation de l’épidémie.

Les gestes à adopter au quotidien pour éviter la contamination par des mesures d’hygiènes de base :

Ne serrez pas les mains et ne faites pas la bise.

Se laver les mains avec du savon ou solution hydroalcoolique sur mains sèches après chaque contact.

Utilisez des mouchoirs jetables.

Éternuez et toussez dans votre coude.

Restez à la maison avec le moins de visite possible si vous êtes malades.

L’étape controversée suivante est la phase 3 :

Réduire les rassemblements. Notamment, la fermeture des écoles, les gares, les bus, on interdit aux gens venant de foyers très contaminés de venir travailler, etc.

« Il est possible que la phase 2 ou 3 réussisse à diminuer la propagation du virus. Une centaine d’individus auront été contaminés et les hôpitaux ne seront pas en overbooking ».

« C’est ce qu’on espère », d’après Dr Philippe Devos.

Si on n’arrive pas à endiguer l’épidémie, nos hôpitaux seront saturés, l’ABSYM relève différents problèmes :

– Toutes les hospitalisations programmées seront annulées (opération chirurgicale…) pour une durée indéterminée et sauf urgence vitale.

– Les hôpitaux seront divisés en deux zones « infectée » et saine.

– Ensuite, raccourcir au maximum les durées de séjour à l’hôpital : les gens sortiront vite, en conséquence on admettra moins de gens à l’hôpital aux urgences.

– L’utilisation des respirateurs des salles d’opération et de réveil pour faire des « extensions » des unités de soins intensifs, on va transformer les chambres individuelles en chambres communes…

– Les salles seront moins organisées que d’habitude, un mélange de tout type de malades. Il n’y aura plus le choix. Les soignants seront aussi malades, déclare le docteur Devos.

Le pire scénario sera 50.000 morts, à cause du manque de infrastructures et du personnel non infecté, on risque donc de passer de 33.000 à 50.000 morts, souligne le Dr Philippe Devos.

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